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2010
Pourquoi Foursquare a du mal à progresser en Europe
Foursquare a un an et demi et le réseau social semble donner quelques impressions d’essouflement. Voici quelques éléments qui peuvent expliquer pourquoi le réseau peine a progresser en Europe.
Depuis quelques semaines je constate que de moins en moins de mes contacts utilisent Foursquare. Après l’engouement du premier semestre 2010, Foursquare semble avoir du mal à trouver un public au-delà de ses early adopters. Tout d’abord je remarque que cette perte d’élan ne peut pas s’expliquer par un programme concurrent qui lui prendrait des parts. En effet, pour l’instant Foursquare reste l’application de géolocalisation la plus utilisée (on verra ce que donnera le Places de Facebook). En conclusion, si Foursquare ne parvient pas à véritablement élargir son public, cela s’explique principalement par des éléments internes au réseau :
1. Toujours pas de localisation linguistique : En 18 mois, Foursquare n’a pas su proposé une interface disponible en une autre langue que l’anglais. Cela a donc pu poser un sérieux problème face au multilinguisme européen. Même si l’anglais est plus parlé en Europe que le français ou l’allemand, il n’en reste pas moins que la barrière linguistique reste un frein.
2. Peu d’implications marketing effectives : Si Foursquare a connu un certain succès Outre-Atlantique, c’est en partie parce que ce réseau de géolocalisation permettait de profiter d’avantages dans certains commerces. Or, en Europe, les commerces ont sensiblement eu plus de mal à intégrer Foursquare dans des opérations marketing pourtant simples comme des campagnes de fidélité, etc.
3. Un jeu sans grand renouvellement : Cette difficulté à progresser s’explique par le fait que Foursquare est délaissé peu à peu par ses early adopters. En effet, une fois une dizaine de badges débloqués, on a fait le tour. Sans compter que les nouveaux badges concernent généralement des évènements se déroulant hors des territoires européens, ce qui peut donner l’impression qu’on nous oublie un peu et ce n’est pas un petit badge pour la fête de la bière qui suffira
4. Pas de réel bénéfice utilisateur : Si Foursquare n’apporte pas de bénéfices substantiels (réductions, gratuité, etc.), l’application en elle-même reste d’un intérêt qui ne semble pas dépasser celui du gadget ludique. L’intérêt de l’application reste celui d’un jeu où des compétiteurs tentent d’obtenir différents mayorships. Cela ne va pas plus loin. Le véritable bénéfice pour l’utilisateur ne tient pas dans l’application Foursquare elle-même mais dans les avantages extérieurs qu’elle peut faire naître. Faute d’une véritable implication des commerces (cf point 2), on se retourne vers la seule application qui du coup paraît bien légère…
Finalement, si Foursquare veut retrouver son public et l’élargir et supporter l’arrivée massive de Facebook Places, l’application doit vraisemblablement ne pas se satisfaire seulement de son beau concept mais aussi faire évoluer son propre réseau et l’application qui le supporte.


Création de site internet et référencement
c'est l'oeuf et la poule Foursquare et les utilisateurs: pas d'utilisateurs, pas de boites qui veulent y venir, et pas de boites qui proposent des "specials", pas d'utilisateurs…
J'ai également cette impression…
[...] This post was mentioned on Twitter by Proutz, Benjamin GATEAU , Mikael Dorian, Sylvain Dieterle, t0m_a and others. t0m_a said: Pourquoi Foursquare a du mal à progresser en Europe – http://b2l.me/awcamc by @Aureliendebord via @Thomess [...]
Le peu d'applications marketing effectives reste à mes yeux, le principal défaut de foursquare.
Je pense que le seul moyen pour Foursquare de percer en europe est de développer son côté buisness, il faudrait avoir une entreprise servant d'exemple en France afin de pouvoir convaincre les autres entités des bienfaits de l'application et de son service.
J'ai pu voir cette exemple au Québec avec la boutique point G à Montréal qui fait figure d'exemple marketing quand à son utilisation de Foursquare…
My recent post LE PODCAMP DE MONTREAL – LE RENDEZ VOUS DES AMATEURS DE MÉDIAS SOCIAUX ET DE PODCASTS
comme quoi en europe nous sommes à l'inverse de la tendance …. http://www.lesaffaires.com/strategie-d-entreprise...
My recent post LE PODCAMP DE MONTREAL – LE RENDEZ VOUS DES AMATEURS DE MÉDIAS SOCIAUX ET DE PODCASTS
C'est vrai qu'a part le coté, ludique, foursquare va devoir faire fort pour faire sa place au coté de "places de facebook" qui va a mon avis rafler la mise…
My recent post Interview de Vivien Gros alias Octopussy
En fait on ne parle pas plus anglais que français en Europe, l'allemand étant le plus parlé, puis le français. Mais bon… (cf PopulationData.net)
Pour en revenir à Foursquare, il est vrai que l'info dispo sur les fiches reste succinte. La plupart du temps on ne sait même pas de quoi il s'agit : bar, resto, appartement privé ? Bref, à part la version ludique du jeu, pas de quoi fouetter un chat.
L'intérêt des utilisateurs se résume à d'éventuelles réductions dans les commerces. L'intérêt est donc surtout pour Foursquare, qui facture ce service.
Merci pour l'info linguistique